Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : intéressant si tu as un vrai usage précis
Design long et fin, pratique pour se faufiler mais pas discret
Construction correcte et partie avant étanche, mais ça reste à manier avec soin
Qualité d’image correcte et vraie macro, mais il faut beaucoup de lumière
Ce que propose vraiment cette sonde AstrHori 18mm F8
Efficace pour les plans spéciaux… si tu acceptes les contraintes
Points Forts
- Permet des plans macro grand angle vraiment difficiles à faire avec un objectif classique
- Partie avant étanche sur 20 cm, pratique pour des plans dans l’eau ou des environnements un peu humides
- LED annulaire intégrée avec réglage de puissance, utile pour éclairer l’intérieur d’objets ou d’espaces étroits
Points Faibles
- Ouverture F8 fixe assez sombre, oblige à beaucoup de lumière ou à monter en ISO
- Usage ultra spécialisé, risque de finir au placard si tu n’as pas des besoins très précis
- Mise au point 100 % manuelle et sonde longue, pas simple à utiliser proprement sans rig ou trépied
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | AstrHori |
Un objectif pour faire des plans bizarres, pas pour tout le monde
J’ai pris cet AstrHori 18mm F8 sonde macro pour Nikon Z par curiosité, clairement pas parce que j’en avais « besoin ». C’est un type d’objectif très spécifique, fait pour aller dans des endroits étroits, filmer dans des objets, se rapprocher à fond, bref faire des plans qu’on ne peut pas faire avec un 50 mm classique. Je l’ai utilisé pendant une dizaine de jours sur un Z6 et un Z50, surtout en vidéo, un peu en photo pour voir ce que ça donne.
Concrètement, si tu cherches un objectif passe-partout, tu peux déjà arrêter de lire. C’est un outil de niche, pensé pour la macro créative, les vidéos produits, la bouffe, les maquettes, voire quelques délires en terrarium ou aquarium peu profond. Ça ne remplace pas un vrai macro genre 105 mm, ça vient plutôt en complément pour des angles très particuliers. Tu le sens dès que tu le sors de la boîte : c’est long, fin, et rien que la tête avec l’anneau LED donne le ton.
Je l’ai testé sur plusieurs trucs : visser/dévisser autour de tuyaux, filmer l’intérieur d’un PC, s’approcher au ras de petites figurines, et quelques prises de vue de plantes et d’insectes dans le jardin. L’idée, c’était de voir si c’est juste un gadget amusant deux jours ou si ça peut vraiment servir dans un setup un peu sérieux, notamment pour de la vidéo produit ou des plans B-roll.
Bilan global après ces tests : ça ouvre des possibilités sympa, mais il faut accepter des compromis assez lourds. Qualité d’image correcte sans être folle, utilisation 100 % manuelle, F8 bloqué, donc beaucoup de lumière nécessaire. En gros, si tu sais pourquoi tu le veux, ça peut faire le job. Si tu hésites encore sur l’usage, tu risques de le laisser prendre la poussière assez vite.
Rapport qualité-prix : intéressant si tu as un vrai usage précis
Sur le rapport qualité-prix, il faut remettre les choses dans leur contexte. Les sondes macro type Laowa coûtent nettement plus cher. L’AstrHori arrive à un tarif plus accessible, ce qui le rend tentant pour tester ce type de plans sans exploser le budget. Pour quelqu’un qui fait de la vidéo produit, de la bouffe, du contenu YouTube un peu travaillé, ça peut être un bon moyen de diversifier ses plans sans investir dans du matos pro très cher.
Maintenant, si tu regardes ce que tu obtiens : optique correcte mais pas au niveau des grandes marques, full manuel, F8 assez sombre, besoin de lumière, usage ultra spécialisé… On n’est pas sur un achat évident pour tout le monde. À prix équivalent, beaucoup de gens auraient plus intérêt à prendre un vrai macro classique ou une bonne optique lumineuse polyvalente. Donc pour un photographe amateur qui veut juste « faire un peu de macro », je trouve que ce n’est pas le meilleur investissement.
Là où ça devient intéressant, c’est si tu monétises un peu ton contenu ou que tu cherches à te démarquer visuellement. Quelques plans réalisés avec cette sonde dans une vidéo de présentation de produit, de maquette ou de recette peuvent vraiment donner un style différent. Dans ce cadre-là, même si tu ne l’utilises pas tous les jours, il peut se rentabiliser sur quelques projets payants. Tu le sors quand tu as besoin d’un effet wahou visuel, tu fais tes prises, et ça justifie son prix.
En résumé, niveau valeur, je dirais : bon plan pour créateurs déjà équipés qui ont un usage précis en tête, beaucoup moins pertinent comme premier ou deuxième objectif. Si ton sac est déjà bien rempli et que tu cherches un outil en plus pour certains plans, ça se tient. Si tu commences juste en photo/vidéo, mets ton argent ailleurs avant de penser à ce genre de jouet.
Design long et fin, pratique pour se faufiler mais pas discret
Niveau design, on est sur la forme classique des sondes : un long tube fin avec à l’avant une petite tête avec l’anneau LED. Sur un Z6, tu as vraiment l’impression de tenir une perche plantée sur ton boîtier. Ce n’est pas lourd au point de casser les poignets, mais l’ensemble est assez déséquilibré : beaucoup de longueur devant, donc ça a tendance à vibrer si tu n’es pas stable. Pour de la vidéo, un trépied ou un rig, c’est presque obligatoire si tu veux quelque chose de propre.
Les bagues de mise au point et d’ouverture sont équipées d’engrenages pour follow focus, ce qui est plutôt malin. Sur un petit rig vidéo, tu peux facilement accrocher un follow focus et faire des transitions de point propres. Par contre, pour un usage main nue, ça n’apporte pas grand-chose, à part un toucher un peu plus accrocheur. Les marquages sont basiques mais lisibles, et tu sens tout de suite que c’est du full manuel : aucun contact pour l’AF, pas de contrôle de l’ouverture depuis le boîtier.
La tête avec l’anneau LED est assez compacte. Autour de la lentille frontale tu as le cercle de LED, et le port USB-C pour l’alimentation est sur le fût. Pas de batterie intégrée, il faut une powerbank ou une alimentation externe, donc pense à avoir un câble qui ne gêne pas tes mouvements. Le fait que les 20 cm avant soient étanches ouvre la porte à des plans mi-air mi-eau ou à travers des liquides, mais ça reste limité en profondeur et il faut quand même faire attention au boîtier et au reste de l’optique.
Le design global fait très « outil de tournage », pas du tout balade photo. Sur le terrain, tu ne passes pas inaperçu et ce n’est pas l’optique que tu vas laisser montée en permanence. C’est typiquement le genre de truc que tu sors pour un plan précis, tu fais ta séquence, puis tu ranges. Pour ce rôle-là, le design fait le job, mais il faut accepter que ce soit un peu encombrant et pas hyper pratique à transporter monté sur le boîtier en permanence.
Construction correcte et partie avant étanche, mais ça reste à manier avec soin
Côté solidité, la première impression est plutôt rassurante. Le fût est en métal, les bagues ne flottent pas, et rien ne sonne creux ou cheap au premier contact. Je l’ai trimballé dans un sac photo sans protection spéciale (juste dans une housse basique) et il n’a pas pris de jeu ni de rayures visibles. Les engrenages de follow focus ont l’air bien intégrés, pas de dents qui cassent ou qui accrochent pour l’instant. Après une dizaine de jours, rien d’alarmant, mais évidemment ça ne remplace pas un vrai test sur plusieurs mois.
Le point particulier, c’est la partie avant étanche sur 20 cm. J’ai testé ça dans un évier puis dans un petit aquarium, en faisant bien gaffe à ne pas immerger le reste. Pas de fuite apparente, pas de condensation interne visible après séchage, donc pour des plans courts en eau peu profonde ça semble tenir la route. Par contre, il faut rester lucide : ce n’est pas un caisson étanche, le boîtier reste à l’air libre, et la charnière entre partie étanche et non étanche fait un peu peur si tu n’es pas soigneux.
Le point faible potentiel, c’est la longueur de la sonde. Comme c’est un long tube fin, si tu tapes la tête dans quelque chose ou si tu forces en la coinçant dans un objet, tu peux très bien la tordre ou dérégler l’alignement interne. On sent que ce n’est pas fait pour être brutal. Perso, je l’ai utilisé avec un minimum de précautions, et je ne me vois pas le prêter à quelqu’un qui n’a pas l’habitude de manipuler du matos fragile.
Globalement, pour le tarif, la durabilité semble correcte, mais ce n’est pas un outil qu’on balance au fond d’un sac sans réfléchir. C’est un peu comme un micro spécialisé ou un slider : ça marche bien si tu le respectes. Si tu cherches un truc indestructible pour tourner dans tous les sens et en mode bourrin, ce n’est pas l’optique idéale. En usage sérieux, posé, ça devrait tenir la durée, mais je garderais quand même un œil sur les joints d’étanchéité et la tête au fil du temps.
Qualité d’image correcte et vraie macro, mais il faut beaucoup de lumière
Sur la partie performance, j’ai surtout regardé piqué, distorsion, gestion de la lumière et usage en macro à 2x. Globalement, le rendu est correct pour le prix, mais ce n’est pas un monstre de précision. Au centre, à courte distance, le piqué est plutôt bon, on voit bien les détails sur des objets, des circuits imprimés, des textures de plantes, etc. Par contre, dès que tu t’éloignes un peu du centre ou que tu ouvres sur l’ensemble de la scène, tu sens que les bords sont moins nets, surtout sur les capteurs plein format.
Le gros point à prendre en compte, c’est l’ouverture F8 minimum. En macro, avec un rapport jusqu’à 2:1, tu es déjà à la limite niveau lumière, donc en intérieur tu dois quasiment toujours monter en ISO ou rajouter de l’éclairage externe en plus de la LED intégrée. Sur mon Z6, en vidéo, je me retrouve vite à 3200–6400 ISO en intérieur un peu sombre, ce qui n’est pas idéal si tu veux une image propre. En extérieur ou avec une bonne lumière continue, ça va nettement mieux, mais ce n’est pas l’objectif que tu sors pour du low light.
Le côté grand angle macro est intéressant : tu peux être très proche du sujet tout en gardant une bonne partie de l’environnement. Pour des vidéos produits ou des maquettes, ça rend bien parce que tu vois à la fois le détail et le contexte. Par contre, si tu cherches un gros flou d’arrière-plan bien marqué, tu seras un peu déçu : la profondeur de champ reste plus large qu’avec un 90/100 mm macro, même en étant très proche. Ça donne un style d’image différent, plus « documentaire » que portrait macro.
En vidéo, il faut aussi noter que la moindre vibration est visible. La sonde agit un peu comme un levier, donc si tu tiens le boîtier à la main et que tu essaies d’avancer dans un objet, ça tremble vite. Avec un trépied, un slider ou au minimum un mini-rig avec une poignée, tu peux sortir des plans assez propres et originaux. En résumé, les performances sont cohérentes avec le prix et l’usage de niche : ça fait le job pour des plans spécifiques, mais ce n’est pas un objectif polyvalent ni ultra propre optiquement.
Ce que propose vraiment cette sonde AstrHori 18mm F8
Sur le papier, l’objectif est un 18 mm F8 fixe au format APS-C, avec un rapport de grossissement jusqu’à 2:1 et un angle de vue annoncé à 100°. Il est en monture Nikon Z, compatible avec les boîtiers plein format (Z6, Z7, Z5, Z8, Z9) et APS-C (Z50, Z30, Zfc…). L’avant de 20 cm est annoncé comme étanche, ce qui permet de le plonger dans l’eau pour certains plans. Tu as aussi un anneau lumineux LED intégré, alimenté en USB-C, avec réglage de puissance sur dix niveaux. Tout est en mise au point et ouverture manuelles.
En pratique, l’ouverture est essentiellement à F8 (avec une plage F8–F28, mais c’est déjà sombre à F8), donc on est sur un objectif qui réclame pas mal de lumière, surtout en intérieur. Ce n’est pas stabilisé, donc sur un boîtier sans IBIS ou en bout de sonde, chaque vibration se voit. La distance de travail minimale est très courte, autour de 5 cm, ce qui permet vraiment de coller la lentille au sujet. Par contre, il faut accepter que le bokeh soit moins marqué qu’avec un macro plus long, vu que c’est un grand angle.
Ce qui m’a plu dans la fiche technique, c’est surtout le combo macro + grand angle + étanche + LED intégrée. Ça donne envie de tester des plans style traversée de grotte miniature, passage dans un vase, vue à l’intérieur d’une machine, etc. Clairement pensé pour de la vidéo créative ou du contenu produit un peu travaillé, pas pour de la photo de tous les jours. On sent que c’est orienté vidéastes plus que photographes, vu le design avec engrenages de follow focus.
Par contre, il faut être honnête : la marque ne joue pas dans la même cour que Laowa ou les grosses références. Le prix est plus bas, mais ça se ressent à la fois sur la finition et sur le rendu. On n’est pas sur un objectif haut de gamme, plutôt sur un outil spécialisé abordable pour expérimenter. Si tu attends la même qualité optique qu’un macro Nikon S, tu vas être déçu. Si tu vois ça comme un outil de tournage pour plans « gadget », le positionnement a plus de sens.
Efficace pour les plans spéciaux… si tu acceptes les contraintes
Si on parle d’efficacité dans la vraie vie, la question c’est : est-ce que ça aide vraiment à faire des images qu’on ne peut pas faire autrement ? Là-dessus, oui, clairement. J’ai pu faire des plans où la caméra « traverse » l’intérieur d’un PC, se faufile entre les câbles, ou se rapproche à quelques centimètres d’une vis en gardant le reste du boîtier visible. Avec un macro classique, c’est soit trop large, soit tu ne peux pas physiquement t’approcher autant. Pareil sur des maquettes : tu peux simuler une caméra qui circule dans une rue miniature, c’est assez amusant.
La lumière LED intégrée est utile, mais il ne faut pas s’attendre à ce que ça remplace un vrai éclairage. À pleine puissance, ça dépanne bien dans des environnements sombres ou des objets fermés (tuyaux, boîtes, intérieurs d’objets), mais la lumière est assez dure et frontale. Pour de la vidéo produit un peu soignée, je finissais presque toujours par rajouter une autre source de lumière pour adoucir ou remplir l’arrière-plan. Disons que c’est pratique pour voir ce que tu fais et éviter un trou noir, mais pas suffisant comme seule source si tu veux un rendu propre.
L’autre truc à prendre en compte, c’est la mise au point 100 % manuelle. En macro, à 2:1, la zone nette est minuscule, donc tu passes pas mal de temps à ajuster. Avec les engrenages et un follow focus, ça va, mais à la main nue, ce n’est pas toujours évident, surtout si toi ou le sujet bougez un peu. Pour un usage très posé (produits, objets immobiles), ça se gère. Pour des insectes qui gigotent, c’est franchement galère, j’ai raté pas mal de prises.
Au final, l’objectif est efficace pour ce pour quoi il est fait : des plans très spécifiques, souvent en vidéo, dans des espaces restreints. Mais c’est un outil de tournage ponctuel, pas un truc que tu vas utiliser tous les jours. Si tu as déjà des idées de scènes où tu te dis « là, une sonde serait utile », tu vas t’y retrouver. Si tu achètes en mode « on verra bien », il y a un vrai risque de le trouver fun une semaine puis de le laisser dans le sac.
Points Forts
- Permet des plans macro grand angle vraiment difficiles à faire avec un objectif classique
- Partie avant étanche sur 20 cm, pratique pour des plans dans l’eau ou des environnements un peu humides
- LED annulaire intégrée avec réglage de puissance, utile pour éclairer l’intérieur d’objets ou d’espaces étroits
Points Faibles
- Ouverture F8 fixe assez sombre, oblige à beaucoup de lumière ou à monter en ISO
- Usage ultra spécialisé, risque de finir au placard si tu n’as pas des besoins très précis
- Mise au point 100 % manuelle et sonde longue, pas simple à utiliser proprement sans rig ou trépied
Conclusion
Note de la rédaction
L’AstrHori 18mm F8 sonde macro pour Nikon Z, c’est clairement un outil de niche. Quand tu sais pourquoi tu en as besoin, il fait le job : s’approcher à fond, se faufiler dans des espaces serrés, montrer un sujet dans son contexte grâce au grand angle, et profiter de la LED intégrée pour ne pas être totalement dans le noir. La qualité d’image est correcte au centre, l’étanchéité partielle ouvre quelques idées de plans dans l’eau, et le prix reste plus abordable que les grosses références du marché.
En face, il y a quand même pas mal de limites : F8 assez sombre, full manuel, pas de stabilisation, bords moins nets, LED utile mais pas suffisante comme seule lumière, et ergonomie qui impose quasi toujours un trépied ou un rig. Ce n’est pas un objectif à tout faire, ni un bon choix pour découvrir la macro. C’est un accessoire à sortir pour quelques plans spécifiques, souvent en vidéo, puis à ranger.
Pour moi, ce produit s’adresse surtout à : vidéastes, créateurs de contenu, gens qui font de la vidéo produit, de la bouffe ou des maquettes, et qui ont déjà un kit d’objectifs de base. Si tu es dans ce cas-là et que tu veux élargir un peu ton arsenal de plans, tu peux y trouver un bon rapport utilité/prix. Si tu es amateur débutant ou que tu n’as pas d’idée claire de ce que tu veux tourner avec, tu risques juste de le trouver marrant deux jours et de ne plus le ressortir ensuite.