Test Kodak Ultra F9 : le petit argentique sympa pour débuter sans se prendre la tête

Valérie-Anne Bernier
Valérie-Anne Bernier
Spécialiste en retouche
20 juin 2026 1 min de lecture

Résumé

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais dans quoi tu t’embarques

★★★★★ ★★★★★

Design : look sympa, prise en main simple

★★★★★ ★★★★★

Matériaux et construction : du plastique correct, sans plus

★★★★★ ★★★★★

Durabilité : à traiter avec soin, mais suffisant pour un usage loisir

★★★★★ ★★★★★

Performance photo : correct en plein jour, galère quand la lumière baisse

★★★★★ ★★★★★

Présentation : un jetable réutilisable, ni plus ni moins

★★★★★ ★★★★★

Points Forts

  • Simplicité d’utilisation totale : aucun réglage, tu charges, tu cadres, tu déclenches
  • Pack livré avec 2 pellicules couleur 24 poses, prêt à l’emploi dès la sortie de boîte
  • Format compact et léger, facile à transporter et à prêter à des débutants

Points Faibles

  • Très limité en basse lumière, même avec les pellicules ISO 200/400
  • Construction tout plastique qui ne pardonnera pas les chutes ou les mauvais traitements
Marque KODAK

Un petit boîtier pour revenir à l’argentique sans se ruiner

J’ai pris ce Kodak Ultra F9 surtout par curiosité, pour revenir un peu à l’argentique sans sortir le vieux reflex du placard. Je voulais un truc simple, que je peux filer à des potes en soirée ou emmener en week-end sans stresser pour le matos. Le pack avec les 2 pellicules couleur m’a paru pratique : tu ouvres, tu charges, tu peux shooter direct, pas besoin de courir acheter du film à part. Je l’ai utilisé pendant une quinzaine de jours, entre balades en ville, quelques photos en intérieur et deux soirées.

Concrètement, il faut bien comprendre ce que c’est : ce n’est pas un appareil pour faire de la photo “sérieuse”. C’est plus un jouet amélioré, un peu comme un appareil jetable mais que tu peux recharger. Objectif fixe, ouverture F/9, vitesse bloquée à 1/120 s, pas de mise au point, pas de réglages… Tu cadres, tu déclenches, point. Ça peut frustrer si tu viens du numérique avec plein de modes, mais c’est aussi ce qui fait le côté fun : tu réfléchis moins, tu laisses vivre la scène.

Pendant le test, je l’ai surtout utilisé dehors, en journée, parce que je me doutais que F/9 + ISO 200/400, ça n’allait pas être un monstre en basse lumière. J’ai alterné un peu entre photos de rue, portraits rapides de potes, et quelques paysages. J’ai fait développer les pellicules en labo classique, scan standard, rien de premium. Ça donne une bonne idée de ce que la majorité des gens obtiendront comme résultat sans se compliquer la vie.

Globalement, mon ressenti c’est que l’appareil fait le job pour ce pour quoi il est pensé : des photos souvenirs avec un rendu un peu vintage, sans aucune prétention. Il a des limites assez nettes, surtout dès que la lumière baisse, mais si tu acceptes ça dès le départ, tu n’es pas surpris. Ce n’est pas parfait, clairement, mais pour se remettre à l’argentique ou pour filer à quelqu’un qui débute, ça reste franchement pas mal.

Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais dans quoi tu t’embarques

★★★★★ ★★★★★

Sur le rapport qualité-prix, je trouve que le Kodak Ultra F9 s’en sort plutôt bien, à condition d’être conscient de ses limites. Le fait que le pack inclue deux pellicules couleur de 24 poses, c’est un vrai plus. Tu économises déjà le prix de deux films achetés à part, et tu peux commencer à shooter dès que tu ouvres la boîte. Pour quelqu’un qui débute en argentique, c’est rassurant : pas besoin de choisir dans 15 références de films différentes.

Comparé à un appareil jetable classique, oui, le prix d’entrée est plus élevé, mais comme il est réutilisable, tu t’y retrouves assez vite si tu comptes faire plusieurs pellicules dans l’année. Un jetable, c’est mort après 27 ou 36 poses. Là, tu rachètes juste le film. Par contre, comparé à certains vieux compacts argentiques d’occasion (genre petits Canon, Olympus, etc.), tu peux parfois trouver mieux en qualité optique pour un prix proche, mais avec le risque de tomber sur un modèle fatigué ou qui tombe en panne. Là, tu as du neuf, garanti 2 ans, fabriqué par une boîte qui existe encore.

Concrètement, ce n’est pas l’appareil le plus “rentable” si tu veux optimiser chaque centime investi en photo. Mais pour le côté fun, le fait de pouvoir le prêter à des potes sans stresser, et la simplicité d’usage, le prix me paraît cohérent. Tu paies un peu le nom Kodak et le côté pack prêt à l’emploi, mais ce n’est pas abusé. Si tu cherches la meilleure qualité d’image argentique possible, ce n’est pas la bonne cible. Si tu cherches un appareil pour t’amuser, documenter des moments de vie sans prise de tête, là, le rapport qualité-prix est honnête.

En résumé, je dirais : bon rapport qualité-prix pour un usage loisir, un peu cher si tu compares juste la qualité d’image à ce que tu peux trouver en occasion. Mais si tu veux du simple, du neuf, garanti, avec des films fournis, ça reste une option qui tient la route sans te ruiner.

Design : look sympa, prise en main simple

★★★★★ ★★★★★

Niveau design, j’ai bien aimé le côté vert nuit, ça change du noir basique ou du plastique gris triste. Ça reste du plastique, on ne va pas se mentir, mais visuellement ça ne fait pas gadget de supermarché à 5 euros non plus. Le format est compact : environ 12 cm de large, 7 cm de haut, 4 cm d’épaisseur. En main, ça tient bien, même pour quelqu’un qui a des grandes paluches. Le poids de 170 g, c’est léger mais pas au point de donner l’impression d’un jouet creux, il y a un minimum de présence.

Les commandes sont ultra basiques : un gros bouton déclencheur sur le dessus, la roue d’avancement du film, le levier de rembobinage, le bouton pour activer le flash. Tout est là où tu t’y attends, pas besoin de lire un manuel pendant trois heures. J’ai pu le passer à un pote qui n’a jamais touché un argentique de sa vie, il a compris en deux minutes comment avancer le film et déclencher. Le viseur est petit mais utilisable, on voit bien le cadre même en plein soleil, même si, comme dit plus haut, il ne couvre pas toute l’image.

Un point que j’ai trouvé pratique, c’est la façade assez “lisse” : pas de boutons qui dépassent de partout, donc ça se glisse facilement dans un sac, voire dans une grande poche de veste. Il y a une zone un peu texturée pour la prise en main, ça évite de le faire glisser, surtout quand tu as les mains un peu moites en été. Par contre, pas de poignée ou de grip en caoutchouc, donc ce n’est pas non plus ultra sécurisé si tu es du genre maladroit.

En termes de design, je dirais que le truc qui m’a le plus plu, c’est ce mélange entre le look rétro et la simplicité. Tu n’as pas 36 voyants lumineux, pas d’écran, pas de menu. Tu vois tout de suite ce que c’est et comment ça se tient. Ce n’est pas un objet de collection, mais posé sur une table, ça a quand même plus de gueule qu’un jetable classique. Après, si tu cherches un truc vraiment solide, métal, avec un look de vieux Leica, on n’est clairement pas dans cette catégorie-là.

Matériaux et construction : du plastique correct, sans plus

★★★★★ ★★★★★

L’appareil est annoncé en plastique ABS, et ça se sent direct quand tu le prends en main. Ce n’est pas désagréable, mais il ne faut pas s’attendre à une sensation “premium”. La coque est assez rigide, il n’y a pas de craquement bizarre quand tu le serres un peu, donc ça inspire un minimum confiance. Les boutons et molettes bougent correctement, sans jeu énorme. Sur mon exemplaire, rien ne sonnait creux ou mal ajusté, ce qui est déjà pas mal pour ce type de produit.

La trappe arrière pour charger la pellicule s’ouvre avec un petit loquet. Là, tu sens bien que c’est du plastique qui pourrait casser si tu bourrines. Faut y aller un peu doucement, surtout au début quand tu n’as pas encore le coup de main. Une fois fermée, par contre, elle tient bien, je n’ai pas eu de souci de jeu ou de lumière qui passe. J’ai vérifié les bords au soleil, je n’ai pas vu de fuite évidente, et aucune des photos développées ne montrait de voile lumineux suspect, donc de ce côté-là ça va.

Les molettes d’avancement et de rembobinage ont un toucher un peu sec, mais ça reste gérable. Tu sens les crans quand tu avances la pellicule, ça évite de trop forcer. Pour le rembobinage, la sensation est un peu plus dure, ce qui est normal, mais là encore, si tu n’es pas brutal, ça se passe bien. J’ai rembobiné deux pellicules sans entendre de craquement flippant ni sentir que la manivelle allait me rester dans les doigts.

Concrètement, les matériaux sont en ligne avec le prix et le positionnement du produit : c’est du plastique qui fait le job, sans être luxueux. Le point faible potentiel, c’est clairement la durée de vie si tu le maltraites : chutes, sable, humidité, ça ne pardonnera pas. Il n’est pas étanche, pas tropicalisé, rien. Donc pour moi, c’est un appareil à traiter avec un minimum de soin, mais qui tient la route pour un usage normal de tous les jours, dans un sac ou autour du cou. Y’a mieux niveau robustesse, mais à ce prix et pour ce type de boîtier, ça reste cohérent.

Durabilité : à traiter avec soin, mais suffisant pour un usage loisir

★★★★★ ★★★★★

Niveau durabilité, je n’ai pas pu le tester sur des mois, mais sur deux semaines d’usage régulier, il n’a montré aucun signe de faiblesse. Il a vécu le sac à dos, les sorties en ville, quelques manipulations un peu brusques quand je le sortais vite fait pour prendre une photo. Aucune pièce ne s’est desserrée, les molettes fonctionnent toujours comme au premier jour, et la trappe arrière ferme toujours bien. Donc à court terme, rien d’alarmant.

Par contre, on sent bien que ce n’est pas un tank. Le plastique ABS, c’est bien pour la légèreté, mais en cas de grosse chute sur du béton, je ne parierais pas dessus. Il n’est pas annoncé comme résistant à l’eau, donc pluie, plage, sable, tout ça, il faut faire gaffe. Personnellement, je l’ai rangé dans une petite pochette dans mon sac, histoire d’éviter les rayures et la poussière dans le viseur. Ça prend 10 secondes et ça prolonge clairement sa durée de vie.

Le mécanisme de rembobinage est le point qui me fait le plus douter sur le long terme. Ça reste une petite manivelle en plastique, et si tu forces comme un bourrin parce que tu crois que la pellicule est coincée, tu peux vite la casser. La clé, c’est d’apprendre à sentir quand le film est complètement rembobiné (plus de résistance) et d’arrêter là. Sur mes deux pellicules, aucun souci, mais je vois bien des gens impatients le maltraiter.

En résumé, pour un appareil de cette gamme, la durabilité me semble “correcte si tu es un minimum soigneux”. Ce n’est pas un appareil à malmener sur un trek sous la pluie ou à laisser traîner au fond d’un sac plein de sable. Pour une utilisation urbaine, des vacances classiques, des soirées, ça devrait tenir la route. Y’a clairement plus robuste sur le marché, mais pas au même prix et pas avec ce côté simple et léger.

Performance photo : correct en plein jour, galère quand la lumière baisse

★★★★★ ★★★★★

Sur la qualité d’image, il faut être clair : avec un objectif 31 mm F/9, une vitesse fixe à 1/120 s et des pellicules ISO 200/400, l’appareil est fait pour la lumière du jour. En extérieur, en plein après-midi ou par beau temps, les photos sont plutôt propres pour ce type de boîtier. Le centre de l’image est assez net, les bords un peu moins, mais pour des souvenirs, ça passe bien. Tu n’auras pas un piqué de reflex, mais ce n’est pas le but. Les couleurs avec les films fournis sont un peu “chaudes”, ça donne un rendu vintage qui colle bien à l’esprit Kodak.

Dès que tu passes en intérieur sans flash, par contre, ça se complique. Avec F/9, il faut vraiment beaucoup de lumière pour éviter les flous de bougé ou les sous-expositions. Sur mes pellicules, les photos en intérieur sans flash étaient souvent sombres, avec un peu de bruit sur le scan (lié au film et au labo aussi). Quand les gens bougent un peu, tu sens la limite de la vitesse 1/120 s : léger flou sur les mains, les visages pas parfaitement nets. Ça peut donner un style, mais il ne faut pas s’attendre à des portraits ultra propres.

Le flash intégré aide clairement en basse lumière. Pour des photos de groupe à 1-2 mètres, ça sauve la mise. Il est un peu violent de près, les visages peuvent ressortir un peu cramés et les fonds plongés dans le noir. Mais bon, pour une soirée entre potes, ça fait le job. Il faut juste penser à bien l’activer et attendre la charge, sinon tu te retrouves avec des clichés complètement sous-exposés. À noter : le flash tire sur la pile (ou batterie selon la version), donc si tu l’utilises tout le temps, prévois du stock.

Globalement, je dirais que la performance est “correcte sans plus” et surtout très dépendante de la lumière. En plein jour, franchement pas mal, tu obtiens des images sympa avec un charme un peu rétro. En intérieur ou en soirée sans flash, c’est vite limite. Pour quelqu’un qui veut un rendu constant et propre dans toutes les situations, ce n’est pas le bon choix. Pour quelqu’un qui accepte de jouer avec les contraintes et de rater quelques photos, ça reste cohérent avec l’esprit argentique loisir.

Présentation : un jetable réutilisable, ni plus ni moins

★★★★★ ★★★★★

Sur le papier, le Kodak Ultra F9, c’est un appareil 35 mm qui utilise des pellicules classiques 135, compatibles ISO 200 et 400. L’objectif est un 31 mm F/9, donc un grand-angle fixe assez large, avec une mise au point “libre” annoncée de 1 m à l’infini. En gros, tu ne peux rien régler, mais tout ce qui n’est pas trop proche est censé être net. La vitesse est bloquée à 1/120 s, ce qui est correct pour de la photo en plein jour, mais clairement limite dès que la lumière baisse ou que le sujet bouge vite.

Le transport du film est entièrement manuel : tu avances la pellicule avec une molette, et tu rembobines à la fin avec une autre molette. Ça peut sembler un peu archaïque si tu n’as connu que le numérique, mais ça fait partie du délire argentique. Au moins, tu sens physiquement que tu passes d’une vue à l’autre. Le viseur couvre environ 70 % du champ, donc ce que tu vois dedans est un peu plus serré que ce qui sera sur la photo. Il faut le garder en tête pour le cadrage, au début tu peux couper des trucs sans le vouloir.

Le pack que j’ai eu comprend deux pellicules couleur de 24 poses, ce qui est honnêtement appréciable. Tu peux tester l’appareil sur plusieurs jours sans te poser de questions. Les films sont en ISO 200/400, donc adaptés à ce que l’appareil sait faire : lumière correcte, extérieur, éventuellement intérieur bien éclairé avec flash. Pas besoin de fouiller les forums pour savoir quoi acheter, tu as tout ce qu’il faut pour démarrer dans la boîte.

Pour résumer la présentation, on est sur un appareil ultra simple : pas de réglages, pas d’options cachées, pas d’écran, juste un déclencheur, un flash, une trappe à pellicule et les molettes de transport. Si tu cherches un boîtier pour apprendre la technique photo, ce n’est pas le bon modèle. Par contre, si tu veux retrouver le côté “je shoote et je verrai au développement”, là il colle bien à l’usage. C’est vraiment à voir comme un jetable réutilisable, avec un design un peu plus sympa et un flash intégré qui dépanne.

Points Forts

  • Simplicité d’utilisation totale : aucun réglage, tu charges, tu cadres, tu déclenches
  • Pack livré avec 2 pellicules couleur 24 poses, prêt à l’emploi dès la sortie de boîte
  • Format compact et léger, facile à transporter et à prêter à des débutants

Points Faibles

  • Très limité en basse lumière, même avec les pellicules ISO 200/400
  • Construction tout plastique qui ne pardonnera pas les chutes ou les mauvais traitements

Conclusion

Note de la rédaction

★★★★★ ★★★★★

Au final, le Kodak Ultra F9, c’est un petit appareil argentique qui fait exactement ce qu’il promet : des photos souvenirs au rendu vintage, sans réglages compliqués et sans prise de tête. Il ne faut pas en attendre des miracles : la qualité d’image est correcte en bonne lumière, moyenne dès que ça devient sombre, et le flash est là surtout pour dépanner. Le boîtier en plastique fait un peu “jouet”, mais il tient suffisamment bien pour un usage normal, tant que tu n’es pas trop brutal.

Pour moi, il s’adresse clairement à deux types de personnes : ceux qui veulent découvrir l’argentique sans se plonger dans le marché de l’occasion, et ceux qui veulent un appareil simple à emmener partout, à prêter à des potes, en acceptant de rater quelques photos. Si tu es déjà passionné de photo, que tu veux du contrôle, une meilleure optique, et que tu es prêt à fouiller sur le marché de l’occasion, tu trouveras mieux ailleurs. Si tu veux juste retrouver le plaisir d’attendre tes développements et de feuilleter des photos physiques avec un grain un peu nostalgique, il fait le job.

En tenant compte du pack avec les deux pellicules, de la simplicité d’usage et des limites techniques, je trouve le produit globalement cohérent. Pas parfait, pas révolutionnaire, mais franchement sympa pour remettre un pied dans l’argentique sans se prendre la tête ni exploser son budget.

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Sous-notes

Rapport qualité-prix : intéressant si tu sais dans quoi tu t’embarques

★★★★★ ★★★★★

Design : look sympa, prise en main simple

★★★★★ ★★★★★

Matériaux et construction : du plastique correct, sans plus

★★★★★ ★★★★★

Durabilité : à traiter avec soin, mais suffisant pour un usage loisir

★★★★★ ★★★★★

Performance photo : correct en plein jour, galère quand la lumière baisse

★★★★★ ★★★★★

Présentation : un jetable réutilisable, ni plus ni moins

★★★★★ ★★★★★
KODAK
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