Résumé
Note de la rédaction
Rapport qualité-prix : c’est là que ça pique un peu
Design et prise en main : look réussi, quelques choix discutables
Batterie et autonomie : un faux sujet, mais quelques points à savoir
Matériaux et finition : sérieux, mais pas au niveau des tanks vintage
Performance photo et demi-format : pratique, mais avec de vraies limites
Ce que propose vraiment le Pentax 17 sur le papier
Points Forts
- Appareil argentique neuf en 2024 avec garantie, simple à prendre en main
- Format demi‑frame permettant 72 vues sur une pellicule 36 poses
- Construction sérieuse, levier d’armement agréable et viseur optique clair
Points Faibles
- Prix élevé par rapport à des argentiques 24x36 d’occasion bien révisés
- Demi‑format pas toujours bien géré par les labos, ce qui limite l’intérêt économique
Caractéristiques
Voir la fiche produit complète →| Marque | Pentax |
Un argentique neuf en 2024, ça vaut vraiment le coup ?
J’ai pris le Pentax 17 par curiosité, surtout parce que ça fait bizarre de voir un argentique neuf sortir en 2024, avec une vraie marque derrière. D’habitude, soit tu fouilles dans l’occasion, soit tu prends un jetable ou un truc en plastique pas très sérieux. Là, on est sur un boîtier pensé pour les gens qui veulent vraiment s’y remettre, avec un format demi‑frame un peu particulier. Je l’ai utilisé sur quelques sorties, balades en ville et un week-end, histoire de vider une pellicule de 36 poses (donc 72 vues ici).
Mon point de départ : j’ai déjà eu pas mal de vieux compacts argentiques des années 80/90, et un reflex Pentax d’époque. Donc je ne suis pas choqué par le côté manuel ou le fait de devoir avancer le film à la main. Par contre, le prix au-dessus de 500 €, je l’avais bien en tête en ouvrant la boîte. À ce tarif-là, je suis assez exigeant, surtout quand on sait qu’un bon argentique d’occasion révisé coûte deux fois moins.
Ce qui m’intéressait surtout : voir si le demi‑format est vraiment intéressant dans la vraie vie, pas juste sur le papier. En théorie, tu doubles le nombre de photos sur une pellicule 35 mm, donc c’est tentant avec le prix des films et des développements qui a explosé. Mais entre la qualité, les labos qui ne gèrent pas bien ce format, et la contrainte de format vertical par défaut, je voulais voir ce que ça donne au quotidien.
Globalement, mon ressenti après quelques jours, c’est que le Pentax 17 est un appareil assez plaisant à utiliser, mais pas forcément adapté à tout le monde. Il a des vrais points forts (ergonomie, sensation, simplicité de prise en main) et quelques limites bien concrètes, surtout côté tarif et contraintes du demi‑format. Si tu hésites entre ça et un argentique d’occasion bien révisé, il faut vraiment regarder point par point ce que tu attends de l’appareil.
Rapport qualité-prix : c’est là que ça pique un peu
On ne va pas tourner autour du pot : le prix du Pentax 17 est le gros point qui fait tiquer. On est au-dessus de 500 €, pour un compact argentique demi‑format avec une optique fixe f/3.5. Certains avis Amazon sont très clairs : pour ce tarif, ils ont préféré le renvoyer et partir sur un appareil d’occasion révisé autour de 250 €. Et je comprends totalement ce raisonnement. Si tu compares juste sur le plan « qualité d’image pure » et « robustesse pure », un bon 24x36 d’occasion bien entretenu reste souvent plus intéressant.
Après, il faut être honnête : tu payes aussi le fait que ce soit un produit neuf en 2024, avec de la R&D, des pièces dispo, une garantie d’un an, et la tranquillité de ne pas acheter un boîtier de 40 ans dont tu ne connais pas l’historique. Pour quelqu’un qui n’a pas envie de fouiller l’occasion, de se battre avec des réparateurs, ou qui veut un truc clé en main, ça a une valeur. Le côté demi‑format, avec 72 vues par pellicule, peut aussi être un argument si tu shootes beaucoup pour le fun.
Là où le discours « tu économises parce que tu as deux fois plus de photos » se casse un peu la figure, c’est sur le coût du développement. Comme certains l’ont signalé, beaucoup de labos ne gèrent pas bien le demi‑format, ou te sortent des tirages sous-optimaux. Du coup, tu te retrouves à passer par des services en ligne plus chers, et l’économie potentielle se fait manger. Donc si tu pensais que ce boîtier allait te faire faire des économies sur l’argentique, ce n’est pas si simple.
Pour moi, le rapport qualité‑prix est correct si tu sais exactement pourquoi tu le veux : tu veux un argentique neuf, avec une ergonomie moderne, un look sympa, un format demi‑frame pour shooter sans trop compter, et tu acceptes les limites. Si tu cherches juste « le meilleur argentique pour pas trop cher », il y a plus logique : un bon compact ou reflex 24x36 d’occasion, bien entretenu, te donnera souvent plus de marge pour moins cher. Donc oui, le Pentax 17 a un certain intérêt, mais ce n’est clairement pas le choix le plus rationnel niveau budget.
Design et prise en main : look réussi, quelques choix discutables
Visuellement, le Pentax 17 a un look assez réussi, dans le style des vieux compacts Pentax, avec un mélange métal/plastique qui donne un côté un peu rétro sans tomber dans le jouet. La version argent foncé que j’ai eue en main rend bien en vrai, ça ne fait pas gadget. Sur la table, il attire tout de suite l’œil des gens qui connaissent un peu la photo, on m’a posé des questions plusieurs fois en terrasse. Donc si tu cherches un objet qui a un peu de gueule, là-dessus ça coche la case.
En main, l’appareil reste compact mais pas minuscule. Les dimensions (environ 12,7 x 7,8 x 5,2 cm) et le poids autour de 530 g font qu’on le sent quand même dans la main et dans le sac. Ce n’est pas un petit point and shoot ultra léger qu’on oublie dans la poche, mais ça reste très transportable en voyage ou en balade. La poignée est correcte, les commandes tombent plutôt bien sous les doigts, et le levier d’armement manuel est agréable à utiliser. Le geste d’avancer le film à la main a un côté « plaisir mécanique » qu’on retrouve rarement aujourd’hui.
Le viseur optique est clair, avec un cadre type Albada. On voit bien la scène, même si ça reste un viseur de compact : ce que tu vois n’est pas exactement ce que tu auras sur la pellicule, mais c’est largement suffisant pour cadrer sans se prendre la tête. Par contre, il faut intégrer que le demi‑format est vertical par défaut quand tu tiens l’appareil naturellement. Donc si tu veux des photos horizontales, tu dois tourner le boîtier. Ce n’est pas dramatique, mais ça demande un petit changement d’habitude, surtout si tu viens du numérique.
Le seul truc qui m’a un peu dérangé, c’est ce mélange métal/plastique : certaines parties font solide (les capots en magnésium), mais d’autres zones font plus « plastique moderne », moins rassurant que les tanks des années 80. Ça ne fait pas jouet, mais on sent que pour garder un poids raisonnable et un coût de production gérable, ils n’ont pas pu tout mettre en métal. À plus de 500 €, on peut tiquer un peu, surtout si tu es habitué aux vieux boîtiers tout métal qui pèsent un âne mort. Après, en usage normal, ça tient bien, rien ne craque, les commandes sont franches, donc ce n’est pas non plus un drame.
Batterie et autonomie : un faux sujet, mais quelques points à savoir
Niveau batterie, on est loin d’un hybride numérique qui bouffe de l’énergie pour l’écran, l’AF, la vidéo, etc. Le Pentax 17 consomme très peu : la batterie sert surtout à l’exposition automatique, au moteur interne lié à certains réglages et au flash si tu l’utilises. Concrètement, sur la période où je l’ai utilisé, je n’ai pas réussi à vider la batterie, même en enchaînant les déclenchements. Ce n’est pas le genre d’appareil où tu dois penser à recharger tous les deux jours.
Le fait qu’une batterie soit incluse dans la boîte est déjà appréciable. Tu peux shooter direct sans devoir courir au magasin pour trouver la bonne référence. C’est un détail, mais quand tu sors le boîtier de la boîte, tu as juste à mettre la pellicule, régler l’ISO, et c’est parti. On retrouve un peu la simplicité des compacts de l’époque, mais avec le confort d’une mesure de lumière moderne.
Pour quelqu’un qui vient du numérique, l’autonomie ici, c’est presque un non-sujet. Tu peux faire plusieurs pellicules sans te demander où en est la batterie. Sauf si tu fais un usage intensif du flash et du mode bulb avec un câble, tu ne vas pas être embêté. Et même dans ce cas, on parle plus de changer une pile de temps en temps que de gérer une batterie propriétaire compliquée à trouver.
Le seul truc à garder en tête, c’est de prévoir une batterie de rechange si tu pars en voyage longtemps ou dans un endroit paumé. Ce n’est pas lourd, ça ne prend pas de place, et ça évite de se retrouver bloqué bêtement. Mais honnêtement, par rapport à un appareil numérique, c’est le jour et la nuit : tu peux te concentrer sur la pellicule et la lumière, pas sur le niveau de batterie. Donc de ce côté-là, rien à redire, ça fait le boulot sans prise de tête.
Matériaux et finition : sérieux, mais pas au niveau des tanks vintage
Niveau matériaux, Pentax met en avant les capots supérieur et inférieur en alliage de magnésium. En main, ça se sent : ces parties-là sont rigides, ça ne plie pas, ça donne une impression de boîtier bien construit. Les molettes ont un bon clic, le levier d’armement est fluide, et globalement tu n’as pas l’impression de manipuler un truc cheap. La finition est propre, les ajustements sont corrects, rien ne dépasse, rien ne sonne creux sans raison.
Là où ça se discute, c’est sur le reste du boîtier, qui est en plastique pour une bonne partie. Ce n’est pas un plastique bas de gamme, mais quand tu as l’habitude d’un vieux reflex tout métal ou d’un compact des années 80 qui pèse encore plus lourd, tu sens que le Pentax 17 est moins « blindé ». Un utilisateur Amazon le dit bien : ça donne un peu un aspect plus fragile et « cassable » que les anciens modèles. Je suis d’accord en partie : ça semble solide pour un usage normal, mais je n’aurais pas envie de le faire tomber sur du béton pour vérifier.
La bonne nouvelle, c’est que toutes les parties manipulées souvent (levier, molettes, bouton de déclenchement) ont un bon retour. Rien ne semble prêt à partir en morceaux au bout d’une semaine. On est plus sur une approche moderne : assez solide pour une utilisation régulière, mais pas conçu comme un bloc de métal indestructible. Pour quelqu’un qui vient du numérique, ça ne choquera pas. Pour quelqu’un qui adore les vieux boîtiers tout métal, ça peut paraître un peu « light » pour le prix demandé.
À ce tarif-là, j’aurais aimé un peu plus de sensation « premium » globale, surtout au toucher. Pas forcément plus lourd, mais peut-être des revêtements un poil plus qualitatifs sur certaines zones. Après, on ne va pas se mentir : la plupart des gens vont mettre une sangle, le trimballer dans un sac et ne pas le démonter avec une loupe. En usage réel, ça fait le job, et tu sens que ce n’est pas un jouet à 50 €. Juste, ne t’attends pas à retrouver exactement la sensation d’un vieux Spotmatic ou d’un Olympus tout métal.
Performance photo et demi-format : pratique, mais avec de vraies limites
Sur le terrain, ce qui ressort surtout, c’est que le Pentax 17 est simple à utiliser. Tu règles l’ISO en fonction de ta pellicule, tu choisis une zone de mise au point, tu cadres, tu déclenches. L’exposition automatique fait un boulot correct dans la plupart des situations. Je n’ai pas eu de pellicule complètement foirée par une mesure de lumière à la ramasse. Le correcteur d’expo est pratique quand tu es face à un contre-jour ou une scène un peu piégeuse, surtout si tu as un minimum d’habitude.
L’objectif 25 mm f/3.5 est plutôt sain. On n’est pas sur une bouse en plastique façon appareil jetable. Les retours que j’ai vus (et ce que j’ai pu constater) montrent un piqué correct pour du demi‑format, un contraste propre, et un rendu qui tient bien en couleur comme en noir et blanc. Il ne faut pas rêver non plus : avec une image deux fois plus petite qu’un 24x36 classique, tu ne vas pas imprimer des posters géants en gardant un niveau de détail de fou. Pour des tirages modestes ou du partage en ligne, ça passe très bien si le labo fait son boulot.
Le gros point à comprendre, c’est que le demi‑format n’est pas si économique que ça dans la vraie vie. Un des avis Amazon le dit clairement : beaucoup de labos ne savent pas bien gérer ce format et vont te sortir des tirages en 2x 15x10, avec une qualité qui chute. Sinon, tu dois passer par des services en ligne spécialisés, et là tu peux vite monter à 30 € le développement/scan pour une pellicule de 36 poses. Donc oui, tu as 72 vues, mais si derrière le coût de traitement explose, le gain est plus nuancé.
En situation, j’ai trouvé que l’appareil est parfait pour du voyage, balade, photo de tous les jours. Tu peux shooter sans trop compter, vu que tu as deux fois plus d’images, et ça enlève un peu la pression de « chaque déclenchement coûte cher ». Par contre, si tu veux des images très propres pour des tirages plus grands ou un boulot plus exigeant, le demi‑format reste une limite. Pour du fun, du reportage perso, des souvenirs, ça marche bien. Pour de la photo plus « sérieuse », je préfère rester sur du 24x36 classique.
Ce que propose vraiment le Pentax 17 sur le papier
Concrètement, le Pentax 17, c’est un compact argentique à focale fixe de 25 mm f/3.5 (équivalent à 37 mm en plein format), en demi‑format. Ça veut dire qu’avec une pellicule 36 poses, tu sors 72 vues. L’appareil utilise du film 35 mm classique, pas du 120 comme indiqué par erreur dans certaines fiches produit. Tu as plusieurs modes de prise de vue, une exposition automatique, un mode bulb, une mise au point par zones et un viseur optique type Albada. C’est pensé pour être simple, mais pas débile non plus : tu gardes un minimum de contrôle.
Les ISO sont réglables de 50 à 3200, ce qui couvre largement la plupart des films actuels, du noir et blanc lent au film couleur plus sensible. L’appareil gère l’exposition automatiquement en fonction de la lumière, et tu as un correcteur d’exposition pour rattraper un peu les scènes compliquées. Clairement, c’est plus proche d’un compact « sérieux » que d’un jetable amélioré. Tu sens qu’ils ont voulu faire un truc utilisable au quotidien, pas juste un gadget nostalgique.
Le système de mise au point par zones est divisé en six distances, représentées par des icônes. En gros, tu choisis une zone approximative (portrait, groupe, paysage, etc.) et l’appareil fait la mise au point là-dessus. Ce n’est pas du tout de l’autofocus moderne : il faut réfléchir un minimum à la distance, comme sur les compacts argentiques de l’époque. Si tu es du genre à shooter vite sans te poser de questions, il y aura un petit temps d’adaptation.
Niveau public visé, on sent que Pentax cherche à parler à la fois aux nostalgiques qui veulent un boîtier neuf, fiable, sans passer par la case « occasion incertaine », et aux jeunes qui veulent tester l’argentique avec un appareil qui a un look sympa et pas trop intimidant. Sur ce point, le contrat est globalement rempli : l’appareil est accessible, tu peux le filer à quelqu’un qui n’a jamais touché un argentique et il s’en sortira après quelques explications. Mais il faut quand même accepter le principe du demi‑format et les limites que ça implique sur le rendu final.
Points Forts
- Appareil argentique neuf en 2024 avec garantie, simple à prendre en main
- Format demi‑frame permettant 72 vues sur une pellicule 36 poses
- Construction sérieuse, levier d’armement agréable et viseur optique clair
Points Faibles
- Prix élevé par rapport à des argentiques 24x36 d’occasion bien révisés
- Demi‑format pas toujours bien géré par les labos, ce qui limite l’intérêt économique
Conclusion
Note de la rédaction
Au final, le Pentax 17 est un appareil qui a du sens pour un certain type de profil, mais pas pour tout le monde. Si tu veux un argentique neuf, simple à utiliser, avec un look sympa, un fonctionnement à l’ancienne (levier d’armement, viseur optique, mise au point par zones) et que tu aimes l’idée de doubler le nombre de vues par pellicule, tu vas probablement bien t’entendre avec lui. La qualité d’image est tout à fait correcte pour du demi‑format, l’ergonomie est plaisante, la construction est sérieuse même si ce n’est pas un tank, et tu as la tranquillité d’un produit moderne avec garantie.
Par contre, si tu es très sensible au rapport qualité‑prix, que tu veux de la qualité d’image maximale sur film 35 mm, ou que tu ne veux pas te prendre la tête avec des labos qui ne gèrent pas bien le demi‑format, tu as intérêt à regarder du côté de l’occasion 24x36 classique. À plus de 500 €, on est dans une zone où un reflex ou un compact pro d’époque révisé peut être plus cohérent. Le Pentax 17, c’est un peu le boîtier « plaisir rationnel jusqu’à un certain point » : il est agréable, il donne envie de shooter, mais ce n’est pas le choix le plus optimisé si tu comptes chaque euro.